13 mars 2026

Dans cette nouvelle édition de l'Alpha Récap, nous revenons sur les principales insights de la semaine dans le marché des cryptos : actualités majeures, stratégies de yield ou d'airdrops, informations clés et analyses rapides, pour aller au-delà du bruit.
L’Alpha Récap vise à vous présenter les Alphas du marché crypto les plus importantes de la semaine. Chaque vendredi, nous vous proposons un condensé des informations les plus précieuses provenant de notre Alpha Feed.
Réservé aux membres OAK Premium, l’Alpha Feed regroupe des insights, des stratégies de yield et d’airdrop, ainsi que des informations clés sur le marché. Autrement dit, ce qui fait l’ADN d’OAK Research : vous proposer un contenu filtré et qui va au-delà du bruit du marché.
Nous avions commencé à parler de Theo il y a déjà deux semaines dans notre Alpha Feed, et ce pour une raison simple : au milieu d’un marché saturé de stablecoins qui n’ont en réalité rien de véritablement nouveau à apporter, Theo propose un modèle tout à fait innovant.
Le projet ambitionne de proposer le tout premier stablecoin reposant sur l’or avec un yield ultra-compétitif de 8,2 %. Ici, Theo souhaite résoudre ce que l’on appelle le trilemme des stablecoins, c’est-à-dire réussir à concilier yield, scalabilité et volatilité limitée. Aujourd’hui, aucun stablecoin ne propose les trois.
En pratique, le thUSD repose sur deux briques. D’abord, le thGOLD, qui correspond à une exposition tokenisée à un fonds qui prête de l’or à des acteurs de l’industrie pour environ 2 % de yield. Ensuite, une stratégie delta-neutral où Theo long le thGOLD pour chaque unité de thUSD mint, et short l’or en parallèle sur des marchés dérivés (CME, Hyperliquid, Binance, etc.).
Ces deux stratégies, qui reposent entièrement sur l’or, devraient ainsi théoriquement aboutir à un yield d’environ 8,2 %. Et si ce modèle est scalable, c’est justement parce qu’il repose sur l’or, qui dispose d’une profondeur de marché incomparable avec ce que peut proposer la crypto.
La thèse de Theo semble en tout cas avoir trouvé son public : le pré-deposit de 100 M$ a été rempli en moins de 24 heures.
→ Retrouvez notre article Early Bird sur Theo et la thèse du premier yield-bearing stablecoin adossé à l’or :
La supply de l’USDS vient de dépasser les 11 milliards de dollars, poussant Sky Protocol à revoir temporairement sa politique de buyback.
Jusqu’ici, environ 75 % des revenus nets du protocole étaient consacrés au rachat du token SKY sur le marché, une dynamique agressive assumée. Mais, avec la croissance de l’USDS, les réserves censées absorber d’éventuels scénarios de stress doivent elles aussi augmenter, ce que le modèle actuel permet difficilement.
Dans ce contexte, Sky propose donc de réduire drastiquement les buybacks. Pendant trois mois, la part des revenus nets allouée aux rachats passerait à 7,5 %, soit dix fois moins qu’aujourd’hui. La différence serait redirigée vers les réserves destinées à protéger les détenteurs d’USDS. Parallèlement, les paramètres du staking de SKY restent inchangés, tandis que le Sky Saving Rate a déjà été légèrement abaissé à 3,75 %.
Selon Sky, ces ajustements sont temporaires. Le problème, c’est qu’aucun objectif précis n’a été communiqué concernant le niveau de réserves jugé suffisant, ce qui rend l’horizon de trois mois totalement arbitraire. À moyen terme, cette décision retire en tout cas un soutien haussier non négligeable pour le token SKY.
Cette semaine, nous sommes revenus sur Stratium, un protocole encore discret de l’écosystème Hyperliquid qui propose un système de LST basé sur le HYPE afin de financer le lancement de marchés HIP-3.
En clair, ce modèle de financement communautaire, déjà utilisé par des projets comme Ventuals, permet aux protocoles de se développer sans recourir à des investisseurs extérieurs. Un point important dans un contexte où les financements par VC impliquent en permanence l’allocation de tokens acquis à bas prix, puis revendus progressivement lors des périodes d’unlock, ce qui exerce une pression baissière durable.
Stratium pousse cette logique plus loin en assumant tout simplement de ne jamais émettre de token natif. Selon le protocole, ce schéma d’airdrop habituel sert souvent à capter l’attention à court terme mais se traduit ensuite par des tokens de gouvernance peu utilisés et rapidement dépréciés. Les valorisations actuelles de projets pourtant majeurs comme Kinetiq ou Hyperlend illustrent d'ailleurs très bien ce rejet croissant du marché.
À la place, les points accumulés par les utilisateurs seront convertis en USDH, le stablecoin natif d’Hyperliquid, correspondant à une part des frais générés par le protocole. Ce faisant, les récompenses sont ainsi directement indexées sur la performance réelle du produit, tout en créant une boucle de liquidité cohérente puisque les marchés de Stratium sont eux-mêmes libellés en USDH.
Enfin, une partie des revenus générés via HIP-3 est redistribuée à Hyperliquid et contribue indirectement au buyback du HYPE. Le succès du protocole bénéficie donc à l’ensemble de l’écosystème, sans introduire de token supplémentaire.
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