
20 mars 2026

Dans cette nouvelle édition de l'Alpha Récap, nous revenons sur les principales insights de la semaine dans le marché des cryptos : actualités majeures, stratégies de yield ou d'airdrops, informations clés et analyses rapides, pour aller au-delà du bruit.
L’Alpha Récap vise à vous présenter les Alphas du marché crypto les plus importantes de la semaine. Chaque vendredi, nous vous proposons un condensé des informations les plus précieuses provenant de notre Alpha Feed.
Réservé aux membres OAK Premium, l’Alpha Feed regroupe des insights, des stratégies de yield et d’airdrop, ainsi que des informations clés sur le marché. Autrement dit, ce qui fait l’ADN d’OAK Research : vous proposer un contenu filtré et qui va au-delà du bruit du marché.
Cette semaine, la DAO d'Aave a validé la première étape d’une réduction significative de son programme de buyback via une proposition soumise sous forme d’ARFC. Concrètement, cette dernière prévoit que le budget annuel dédié aux buybacks passe de 50 à 30 millions de dollars, soit une baisse de 40 %, ramenant les rachats quotidiens de 487 à 292 AAVE.
Portée par TokenLogic, cette décision s’inscrit dans un contexte de dégradation des fondamentaux financiers du protocole. Les revenus liés aux emprunts ont reculé de 25 % depuis leur pic, passant de 13,5 M$ en janvier 2025 à 7,95 M$ un an plus tard, tandis que les dépenses opérationnelles prévues pour 2026 atteignent 190 M$, contre 142 M$ générés en 2025. Dans ces conditions, maintenir des buybacks agressifs financés par la trésorerie devient clairement difficilement soutenable.
La proposition introduit également un changement de méthode : les rachats ne seraient plus exclusivement financés en stablecoins, mais en partie via des actifs volatils détenus par la DAO, notamment l’ETH, afin de préserver les liquidités nécessaires aux dépenses courantes.
Adoptée à 99,13 %, la proposition doit encore être validée via une AIP. Si l’ajustement paraît cohérent d’un point de vue budgétaire, il envoie néanmoins un signal négatif pour le token, déjà en recul de 60 % sur les six derniers mois et de 24 % depuis le début de l'année.
Cette semaine, Tempo a lancé son mainnet. Incubé par Stripe et Paradigm, le projet avait levé 500 millions de dollars en octobre dernier à une valorisation de 5 milliards. La thèse de Tempo est simple : si les stablecoins doivent devenir une couche native du commerce en ligne, les adapter à des blockchains généralistes ne suffira pas. Il leur faut une infrastructure dédiée, capable d'absorber de grands volumes sans congestion et avec des coûts prévisibles.
Surtout, le lancement s'accompagne du Machine Payments Protocol, co-développé avec Stripe, qui définit comment des agents logiciels peuvent se payer entre eux sans intervention humaine. Concrètement, plutôt qu'émettre une transaction à chaque interaction, un agent provisionne des fonds en amont et les consomme progressivement, les microtransactions étant ensuite agrégées en une seule opération de règlement. Un nouveau standard qui rentre en confrontation directe avec le x402 développé par Coinbase.
Tempo a déjà été intégré par Visa, Lightspark et Stripe sur leurs propres rails. Tempo a annoncé plus de 100 services compatibles dès le lancement, et des acteurs comme OpenAI, Anthropic, Mastercard ou Shopify travaillent en parallèle surle développement de cas d'usage concrets.
À terme, Tempo ambitionne d'être entièrement permissionless, d'accueillir tous les stablecoins et intègre un AMM natif pour fluidifier les échanges entre devises. Pour le moment, les validateurs restent permissionned, et la blockchain a encore tout à prouver en conditions réelles. Mais le positionnement est sérieux, et le tour de table parle de lui-même.
Cette semaine, Tally a annoncé la fin de ses activités. Plus d'un million d'utilisateurs, plus d'un milliard de dollars de paiements traités, et pourtant cela n'aura pas suffi. Pour rappel, Tally est l'une des infrastructures de gouvernance les plus utilisées de l'écosystème EVM, hébergeant des DAO comme Compound, Arbitrum, Optimism, ZKsync ou Uniswap.
La raison invoquée est simple : les DAO ne sont plus viables. Depuis cinq ans, Tally misait sur une thèse de décentralisation qui ne s'est jamais vraiment matérialisée. Le projet anticipait un écosystème de centaines de Layer 2 actifs, avec autant de communautés impliquées dans leur gouvernance. Dans la réalité, une dizaine de Layer 2 sont véritablement utilisés, et la participation aux votes a toujours été anémique, les décisions étant globalement concentrées entre les mains des plus gros wallets et délégués.
Le contexte réglementaire a achevé d'affaiblir le modèle, pourtant historique. Avant le changement de cap de la SEC sous l'administration Trump, le risque de requalification en securities poussait les projets à maintenir une façade de gouvernance décentralisée comme bouclier juridique.
Ce risque ayant disparu, l'une des dernières raisons de maintenir une DAO formelle s'est évaporée avec lui. Uniswap et Aave, deux modèles historiques de gouvernance on-chain, ont d'ailleurs déjà commencé à revoir leur organisation pour privilégier l'exécution.
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