23 janvier 2026

Dans cette nouvelle édition de l'Alpha Récap, nous revenons sur les principales insights de la semaine dans le marché des cryptos : actualités majeures, stratégies de yield ou d'airdrops, informations clés et analyses rapides, pour aller au-delà du bruit.
L’Alpha Récap vise à vous présenter les Alphas du marché crypto les plus importantes de la semaine. Chaque vendredi, nous vous proposons un condensé des informations les plus précieuses provenant de notre Alpha Feed.
Réservé aux membres OAK Premium, l’Alpha Feed regroupe des insights, des stratégies de yield et d’airdrop, ainsi que des informations clés sur le marché. Autrement dit, ce qui fait l’ADN d’OAK Research : vous proposer un contenu filtré et qui va au-delà du bruit du marché.
Cette semaine, nous avons évoqué l’airdrop d’ETHGas, une infrastructure en temps réel conçue pour transformer les frais de gas en un actif structuré et échangeable.
En pratique, ETHGas s'insère en amont de la Proposer-Builder Separation (PBS). Le protocole permet aux validateurs de vendre leur capacité future jusqu'à 64 blocs à l'avance, soit environ 12 minutes, via des contrats standardisés. En clair, ETHGas propose de monétiser le blockspace, ouvrant la voie à des cas d’usage jusqu’alors impossibles.
Nous avons commencé à parler d’ETHGas il y a plusieurs mois dans l’Alpha Feed, d’une part pour présenter la thèse du projet et suivre son évolution, mais aussi car ce dernier a mené une campagne à points (les “Beans”) relativement passée sous les radars.
Cette semaine, la campagne a débouché sur un airdrop. Les individus ayant récolté au moins 500 Beans, dépensé au moins 0,5 ETH sur l’adresse liée, et partagé leur Gas ID sur X, sont éligibles. C’est là tout le but de l’Alpha Feed : proposer un contenu synthétique, informatif et surtout actionnable.
Grande nouveauté cette semaine pour Pendle, le protocole qui a introduit le principe de spéculation sur le yield des actifs. Effectivement, cette semaine, ce dernier a décidé d’abandonner son historique vePENDLE au profit du sPENDLE, qui redessine totalement l’architecture financière autour du staking de Pendle.
Ce choix résulte d’un constat sans appel : malgré une croissance massive du protocole (revenus multipliés par 60 en deux ans), seulement 20 % de l’offre de PENDLE était stakée. Le modèle ve(3,3), popularisé par Curve, a échoué sur le vePENDLE parce que les utilisateurs ne veulent plus de lockups longs et d’une gouvernance lourde, surtout sur un protocole déjà très technique.
En définitive, un désalignement total était clairement perceptible entre le protocole en pleine croissance et son token. Le sPENDLE vient changer cela, avec l’introduction de diverses nouveautés, notamment :
Le résultat : un modèle plus simple, plus liquide, et bien mieux aligné avec l’usage réel de la DeFi aujourd’hui, y compris pour les acteurs institutionnels.
En clair, la thèse d’investissement autour de Pendle change totalement. Le sPENDLE a été déployé aujourd’hui, et il remplacera totalement le vePENDLE le 29 janvier.
→ Retrouvez notre article explicatif sur Pendle pour bien saisir son fonctionnement unique :
Enfin, cette semaine, nous avons décidé d’évoquer Saturn, un projet qui vient de lever 800 000 dollars auprès de YZi Labs, Sora Ventures et d’une vingtaine d’investisseurs individuels.
Saturn se positionne comme une alternative aux stablecoins traditionnels, dont le rendement est aujourd’hui largement capté par les émetteurs et repose quasi exclusivement sur les T-bills américains ou sur des boucles de levier propres à la DeFi. À rebours de ce modèle, Saturn entend exploiter un segment encore marginal dans l’écosystème crypto : le crédit institutionnel adossé au Bitcoin.
Le design repose sur deux actifs complémentaires. D’un côté, l’USDat, un stablecoin surcollatéralisé par des bons du Trésor américain tokenisés, afin de garantir liquidité et stabilité dans les premières phases.
De l’autre, le sUSDat, obtenu via le staking de l’USDat à parité 1:1. Ce dernier capte les rendements issus du crédit Bitcoin, ce qui se traduit par une appréciation progressive du taux de change entre le sUSDat et l’USDat.
Concrètement, les fonds stakés sont progressivement réalloués des T-bills tokenisés vers des stratégies de crédit Bitcoin, avec dans un premier temps une exposition intégrale au STRC, l’un des produits financiers émis par Strategy.
Le protocole prévoit une gestion dynamique de ses réserves. En période favorable, l’exposition au crédit Bitcoin pourrait être renforcée afin d’optimiser le rendement. À l’inverse, si le profil de risque se détériore, Saturn envisage de réallouer une partie des réserves vers des T-bills tokenisés afin de préserver la stabilité de l’USDat.
Pour l’instant, tout ça n’en est qu’au stade de prototype, mais les ambitions du projet sont grandes. Saturn fait en tout cas partie de ces nouveaux projets incarnant le glissement progressif de la création de rendement depuis des mécanismes purement endogènes à la DeFi vers des flux issus de bilans institutionnels ancrés dans le monde réel.
→ Nous avons présenté en détail les différents produits financiers de Strategy dans notre dossier de fin d’année 2025. Vous pouvez le télécharger gratuitement ici :
Un dossier exclusif de 180 pages pour comprendre le marché crypto et aborder 2026 avec sérénité.
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