OAKResearch

Accueil

Données

Cryptos

Projets

OAK Index

Watchlist

Recherche

Voir tout

Fil d'actualité

Actualités

Alpha Feed

Récap

Monitoring

À propos

Store

Block Note

Services

Notre Équipe

Auteurs

Twitter

Telegram

Mentions légales

Table des matières

  • Contexte
  • Megamafia : les applications soutenues par MegaETH
  • Euphoria
  • HelloTrade
  • Rocket
  • Cap Money
  • WorldMarkets
  • Avon
  • Brix
  • Blackhaven
  • Supernova
  • Les projets MegaMafia encore en phase de pré-développement
  • Blitzo
  • Dorado
  • Ubitel
  • Hunch
  • Telis
  • L’écosystème MegaETH hors de MegaMafia
  • Lora
  • Tulpea
  • Un zoom sur Bad Bunnz
  • Prism
  • BunnzPaw
  • Faster
  • Conclusion

MegaETH : Un mapping du Layer 2 qui revendique la plus haute scalabilité

27 février 2026

MegaETH : Un mapping du Layer 2 qui revendique la plus haute scalabilité

Alors que la scalabilité a longtemps été le goulet d'étranglement de la DeFi, MegaETH marque une rupture avec sa promesse d'une blockchain « en temps réel » capable d'atteindre 100 000 TPS et une latence de 10 ms. Dans cet article, nous vous proposons un tour d’horizon des principaux protocoles en cours de développement ou déjà établis sur MegaETH.


Contexte

MegaETH se présente comme la première blockchain dite « en temps réel ». En pratique, son architecture hautement scalable lui permet d’atteindre un temps de bloc de 10 millisecondes et jusqu’à 100 000 transactions par seconde. Ce faisant, l’expérience utilisateur de MegaETH s’approche ainsi des standards du Web2 en matière de latence et de fluidité.

En réalité, l’enjeu dépasse la simple rapidité d’exécution : cette scalabilité modifie en profondeur la façon dont les applications peuvent être pensées. Là où les contraintes de latence imposaient jusqu’ici des compromis structurels, MegaETH ouvre la voie à des usages natifs impossibles à concevoir sur des infrastructures plus lentes. Certaines briques applicatives, notamment dans le trading, le gaming ou les interactions temps réel, changent radicalement de dimension.

Si les promesses de scalabilité ont été tenues sur le testnet, la réalité du mainnet reste pour l’instant plus mesurée : le réseau dépasse rarement les 30 transactions par seconde. Cela étant dit, MegaETH vient tout juste d’être lancé et ne compte encore qu’une poignée d’applications natives actives, ce qui limite mécaniquement la charge observée à ce stade.

Dans cette analyse, nous vous proposons d’explorer l’écosystème MegaETH et de découvrir les principales applications, leur proposition de valeur et leur intérêt pour vous, en tant qu’utilisateur de la finance on-chain.

En complément de cette revue, nous vous recommandons l’outil Megabunnish, développé par Joestarcrypto. Il offre une cartographie visuelle de l’écosystème MegaETH, avec la possibilité de filtrer et personnaliser les projets suivis afin de structurer efficacement sa veille de cet écosystème.

megabunnish-oak.webp

Megamafia : les applications soutenues par MegaETH

La « Megamafia » regroupe les applications officiellement mises en avant par la fondation. À rebours des stratégies de subventions massives des schémas habituels, MegaETH sélectionne peu de projets, mais mise sur leur différenciation réelle et leur capacité à exploiter la scalabilité du Layer 2 comme avantage compétitif.

MegaETH ne les finance pas directement, mais leur offre un environnement, un réseau et une visibilité pour se développer dans un écosystème soudé. Ce filtrage crée un effet de rareté où les projets retenus concentrent à la fois l’attention, la liquidité et l’innovation.

Euphoria

À l’origine du concept de « Tap Trading », souvent copié mais rarement avec succès, et fort d’une levée de 7,5 millions de dollars, Euphoria s’impose désormais comme l’une des applications les plus importantes de l’écosystème.

Le principe est volontairement minimaliste, mais particulièrement addictif : l’utilisateur clique sur un carré correspondant à une fourchette de prix sur l'ETH (bientôt avec le BTC et le SOL également), avec une mise prédéfinie. Si le prix atteint la zone choisie, la position est gagnante. Sinon, elle est perdante. Le graphique évolue toutes les 10 millisecondes grâce à l’infrastructure de MegaETH et à l’oracle RedStone.

Le format proposé par Euphoria est souvent résumé comme un « TikTok du trading ». La force de ce modèle réside dans sa résolution quasi instantanée et dans l’élimination de la complexité propre au trading traditionnel. L’interface devient intuitive, rapide, presque ludique, tout en reposant sur une infrastructure technique exigeante basée sur un système de CLOB (Central Limit Order Book).

Autre élément stratégique : Euphoria, comme d’autres projets évoluant sur MegaETH, est une application mobile. Les applications natives sur smartphone restent rares en crypto, alors même que le smartphone est aujourd’hui le principal point d’accès des utilisateurs. En ajoutant à cela la simplicité d’utilisation, Euphoria coche toutes les cases d’un produit qui fonctionne auprès d’utilisateurs non natifs de l’écosystème crypto.

Par conséquent, le « Tapathon » organisé par Euphoria et lancé le 16 février dernier est devenu l’un des évènements les plus importants de la communauté MegaETH.

Pour mieux cerner le fonctionnement d’Euphoria, qui introduit une nouvelle primitive dans le milieu du trading crypto, nous avons échangé avec Casey Craig, la fondatrice du projet. Nous allons notamment essayer de comprendre pourquoi MegaETH offre un environnement propice à ce genre d’application, difficilement reproductible ailleurs.

Pourquoi avoir choisi de construire sur MegaETH ?

Euphoria est fondamentalement un produit basé sur une expérience utilisateur (UX) en temps réel. Le Tap Trading n'est aussi amusant et intuitif que si le retour est immédiat. Il ne s'agit pas d'appuyer sur un carré et d'attendre deux secondes une confirmation avant de pouvoir recommencer.

Nous avions besoin d'un environnement où les interactions de trading sont instantanées, fréquentes et adaptées au grand public. Le réseau devait donc être extraordinairement rapide et peu coûteux. C'était une nécessité, tant du point de vue de l'UX que du protocole.

D'un point de vue technique, quelle est l'empreinte on-chain d'une seule action sur Euphoria ? Selon les données du testnet, dans quelle mesure anticipez-vous que l'activité d'Euphoria sature le réseau ou, à l'inverse, démontre la réelle scalabilité du débit (TPS) de MegaETH ?

Chaque clic génère deux transactions on-chain. Nous ne nous attendons pas à ce qu'Euphoria sature le réseau. Notre pari est plutôt l'inverse : ce type d'application grand public est précisément ce qui validera les promesses de performance et de scalabilité de MegaETH. Nos résultats sur le testnet jusqu'à présent sont un indicateur positif. Le réseau s'est montré rapide, stable, et nous n'avons pas constaté de consommation de gaz excessive qui nous aurait freinés sur beaucoup d'autres blockchains. Ce n'est pas une expérience agréable de miser 1$ et de payer 0,10$ de frais de gaz.

Derrière chaque clic, il y a une contrepartie. Comment la liquidité est-elle gérée sur Euphoria ? Vous appuyez-vous sur un modèle de Market Making (MM) interne, ou prévoyez-vous d'ouvrir des pools de liquidité où les utilisateurs eux-mêmes peuvent agir en tant que contrepartie du protocole ?

Nous travaillons actuellement avec deux market makers. À plus long terme, nous prévoyons d'ouvrir le système à la liquidité de tiers, provenant d'autres teneurs de marché ou de la participation de fournisseurs de liquidité (LP).

Euphoria s'appuie sur RedStone Bolt pour les flux de données en temps réel. Pouvez-vous expliquer pourquoi une telle précision est essentielle pour votre modèle de Tap Trading, alors que les plateformes d'options traditionnelles peuvent tolérer des latences plus élevées ?

Le Tap Trading est extrêmement sensible à la précision du temps et du prix car les positions sont de courte durée et proches du prix spot, là où quelques millisecondes peuvent déterminer si le prix franchit ou non un seuil.

Les plateformes d'options traditionnelles peuvent tolérer une latence plus élevée car elles traitent généralement des échéances beaucoup plus longues et l'exécution ne repose pas sur le franchissement instantané d'une limite sur des laps de temps très courts.

Le système de classement pour le Tapathon a suscité un engagement important. Comptez-vous maintenir cette dynamique compétitive sur le mainnet et, si oui, envisagez-vous un système de récompenses pour valoriser la performance des meilleurs traders ?

Nous en annoncerons davantage à ce sujet prochainement, mais la dynamique compétitive et les récompenses actuelles ne sont certainement pas un événement unique. Les fonctionnalités sociales comme les classements et les compétitions sont au cœur de notre approche pour rendre le trading social et amusant. Ce n'est qu'un début.

Le trading de dérivés est souvent perçu comme ayant une barrière technique insurmontable pour le grand public. Euphoria semble vouloir briser ce mur par la gamification. Prévoyez-vous de rendre la blockchain invisible (abstraction de compte, frais de gaz, signatures) pour intégrer des utilisateurs non familiers avec la crypto ?

Oui, c'est essentiel à notre thèse. Nous voulons que les utilisateurs non initiés à la crypto vivent Euphoria comme une application grand public classique. C'est une application qui fonctionne sur des rails crypto, et non une application crypto.

Nous utilisons Privy pour les portefeuilles intégrés afin que les utilisateurs puissent s'inscrire avec la méthode la plus confortable pour eux, comme une adresse e-mail ou un compte social, ou leur portefeuille préféré comme MetaMask ou Phantom pour les plus avertis. Les transactions sont sans frais de gaz, les soldes sont libellés en USD, et l'accès à Euphoria est fluide, que vous veniez avec des devises fiat de votre banque ou de la crypto depuis presque n'importe quelle blockchain ou plateforme d'échange.


HelloTrade

HelloTrade adopte également une approche mobile. Le projet est porté par deux anciens de BlackRock, impliqués notamment dans le lancement de l’ETF Bitcoin spot IBIT, qui a dépassé les 2 000 milliards de dollars de volume en 2026, ainsi que dans le BUIDL, le plus important fonds tokenisé de l’écosystème qui cumule aujourd’hui 2,3 milliards d’AUM on-chain.

Forte de cette expertise, l’équipe d’HelloTrade propose une application permettant de négocier actions, ETF, matières premières et actifs cryptos, tout en s’appuyant sur la scalabilité extrême de MegaETH pour garantir une exécution rapide et fluide.

L’idée d’utiliser la blockchain comme infrastructure de gestion quasi instantanée des transactions financières, accessible globalement et à moindre coût, reste encore sous-estimée. Pourtant, les institutions financières ambitionnent de migrer leurs produits vers la blockchain et les premiers succès de l’industrie, notamment autour de HIP-3 et de tradeXYZ (bien que possiblement alimenté par l’éventualité d’un airdrop dans ce dernier cas), suggèrent qu’une demande réelle existe du côté des utilisateurs cryptos.

Cela explique pourquoi l’application a levé 4,6 millions de dollars et figure aujourd’hui parmi les plus attendues dans l’écosystème encore naissant de MegaETH.

Rocket

Rocket est une application qui repense en profondeur le concept de marché prédictif, popularisé par des acteurs comme Polymarket ou Kalshi.

Sur Polymarket par exemple, les paris sont unidirectionnels : une position est prise sur l’issue d’un événement, puis conservée jusqu’à résolution ou revendue. La performance dépend donc fortement du résultat final, qui peut d’ailleurs basculer au dernier moment.

Rocket adopte une approche différente. Vous pariez dans un sens, puis les gains et pertes sont redistribués progressivement selon l’évolution du marché. Il est ainsi possible d’anticiper correctement une tendance sur la durée et d’être gagnant sans nécessairement avoir raison sur l’issue finale, ce qui est clairement différenciant des schémas habituels.

En pratique, ce « Redistribution Market » opère une redistribution continue toutes les cinq secondes entre les positions opposées. L’objectif est d’améliorer l’efficacité informationnelle et de rapprocher le produit du rythme réel des anticipations de marché.

Il est important de souligner que le protocole fonctionne avec une marge unifiée, où toutes les positions partagent le même collatéral, permettant des stratégies plus avancées et une meilleure efficacité du capital.

Rocket n’est donc pas un simple concurrent de Polymarket. Le projet crée une nouvelle catégorie à part entière. C’est ce positionnement unique qui en fait l’une des applications les plus attendues sur MegaETH, avec 1,5 million de dollars levés à ce jour.

Cap Money

Cap adresse une problématique centrale des stablecoins : maintenir un rendement attractif dans des contextes de marché variables.

Prenons l’exemple d’Ethena. Le protocole propose deux stablecoins :

  • USDtb : adossé aux bons du Trésor américain, avec un rendement dépendant du cadre réglementaire et des taux.
  • USDe : basé sur une stratégie delta-neutre, dont la performance dépend fortement des conditions et de la volatilité du marché.

Ces modèles impliquent toutefois un arbitrage entre tokens selon le contexte.

À l’opposé de ces propositions, Cap opte pour un token unique, le cUSD. Son rendement est généré par plusieurs opérateurs utilisant des stratégies variées, avec une sécurité renforcée par l’infrastructure économique d’EigenLayer et de Symbiotic.

Cette flexibilité permet d’ajuster dynamiquement l’allocation entre différentes stratégies selon les conditions de marché. Si l’environnement change, le stablecoin s’adapte sans que l’utilisateur ait besoin d’arbitrer lui-même.

Cette proposition a permis au projet de lever 24 millions de dollars, dont 15 millions via une levée publique, et d’atteindre 200 millions de dollars de valeur verrouillée lors du pré-lancement sur Ethereum, même si une campagne d’incentives est toujours en cours.

→ Relire notre Early Bird sur Cap Money :

Loading post...

WorldMarkets

WorldMarket est une Supper App qui développe le concept de « Capital Sink ». L’idée est simple : en théorie, les taux de funding des perpétuels et les taux des prêts on-chain devraient converger. En pratique, ce n’est pas le cas, faute d’un moteur de gestion du risque unifié capable de gérer à la fois prêts, spot et produits dérivés.

WorldMarket résout ce problème en introduisant Atlas, un moteur de gestion du risque capable de superviser prêts, spot et dérivés sous une logique cohérente, avec une gestion unifiée des liquidations.

Dans le cas où le modèle ambitieux du protocole se révèlerait fonctionnel, il ouvrirait la porte à des stratégies inédites en DeFi.

L’exemple le plus emblématique est le Leverage Basis Trade : emprunter jusqu’à 10x, acheter 50 % en spot et vendre 50 % en perpétuel. En arrière-plan, la position est traitée comme delta neutral par Atlas, ce qui la protège des liquidations liées aux variations de prix, et ce tout en captant le funding.

WorldMarket fusionne donc des briques de la finance décentralisée jusque-là séparées. En unifiant prêts, spot et dérivés, le protocole crée de nouvelles opportunités d’arbitrage et pourrait, à terme, modifier en profondeur la manière dont le marché fonctionne.

Avon

Les premiers protocoles de lending mutualisaient le capital dans une réserve unique, l’exposant uniformément au même niveau de risque. Dans ce modèle, il est impossible pour les prêteurs de proposer leurs propres conditions ou de créer un marché réellement dynamique.

Les marchés isolés sont arrivés ensuite, mais au prix d’une forte fragmentation de la liquidité. Les emprunteurs devaient comparer eux-mêmes les différentes offres pour trouver les meilleures conditions, ce qui ajoutait de la friction.

Avon propose une approche différente : intégrer le prêt/emprunt dans une architecture CLOB, un modèle couramment utilisé sur les marchés de contrats perpétuels à l'instar Hyperliquid. Ce type d’infrastructure permet une mise en relation beaucoup plus efficiente entre offre et demande.

Avon est le premier à appliquer ce modèle au marché du crédit. Chaque prêteur peut créer une stratégie personnalisée et isolée, puis la publier dans le carnet d’ordres. Lorsqu’un emprunteur cherche un prêt, le système sélectionne automatiquement l’offre la plus compétitive selon ses critères.

Ce mécanisme met réellement les acteurs en concurrence et permet une découverte dynamique des taux d’intérêt et des ratios de collatéralisation, ajustés en temps réel notamment grâce à la scalabilité de MegaETH.

Sur le plan théorique, le modèle pourrait transformer en profondeur le marché du crédit on-chain. Son efficacité réelle dépendra toutefois de son adoption.

Brix

Brix s’attaque à un terrain encore largement délaissé par l’industrie crypto : l’exposition aux marchés émergents.

Alors que la majorité des protocoles concentrent leurs efforts sur la tokenisation d’actifs liés aux bons du Trésor américain, Brix adopte une logique radicalement différente. Le projet cible des fonds exposés à des économies émergentes, dont les rendements peuvent atteindre des niveaux bien supérieurs, parfois compris entre 10 % et 50 %.

L’objectif est d’élargir l’éventail des rendements disponibles et des marchés négociables on-chain, tout en permettant d’utiliser ces actifs comme collatéral ou source de liquidité.

Concrètement, Brix pourrait permettre de s’exposer à des stratégies aujourd’hui réservées aux desks macro traditionnels, comme un carry trade turc avec effet de levier. En parallèle, ces actifs pourraient également être utilisés comme collatéral dans d’autres protocoles, créant ainsi de nouvelles boucles d’efficacité du capital.

En ce sens, Brix ne se contente pas d’importer un produit existant. Le protocole tente d’intégrer dans la DeFi des poches de rendement historiquement absentes de l’écosystème.

Le principal défi restera toutefois réglementaire : la tokenisation d’actifs exposés à des juridictions émergentes soulève des contraintes spécifiques. C’est pourquoi la capacité du projet à structurer ces produits dans un environnement légal robuste sera déterminante pour sa viabilité à long terme.

Blackhaven

Lorsqu’une nouvelle blockchain émerge, les applications cherchent souvent à attirer rapidement des capitaux importants en proposant des rendements très élevés, avec pour objectif de créer une liquidité profonde et un effet d’attraction immédiat.

Ce modèle présente cependant une limite structurelle. Il bénéficie principalement à quelques portefeuilles importants qui captent les allocations initiales, puis revendent rapidement. La liquidité se retire, et le coût est fréquemment supporté par les utilisateurs moyens ou investisseurs publics.

Blackhaven propose une alternative décentralisée à cette logique. Le protocole met en place une trésorerie ouverte à tous, au sein de laquelle les utilisateurs peuvent déposer du capital en échange de RBT (Reserve Backed Token), un token adossé aux actifs détenus par la trésorerie.

Cette liquidité est ensuite déployée au sein des différents protocoles de MegaETH afin de générer des frais et de capter les points ou récompenses liés aux campagnes d’incentives. Les tokens MEGA déposés peuvent également être stakés et utilisés dans le Proximity Market, un pilier du modèle économique de MegaETH, comparable à ce que Jito représente sur Solana. L’ensemble des revenus alimente la trésorerie et renforce mécaniquement la valeur du RBT.

Pour encadrer la volatilité du RBT, Blackhaven a mis en place le BAM (Backing Arbitrage Module), qui repose sur le modèle suivant :

  • Si le RBT s’échange au-dessus de la valeur nette des actifs (mNAV > 1), le protocole émet et vend des RBT afin d’augmenter la liquidité et générer davantage de revenus.
  • S’il s’échange en dessous (mNAV < 1), le protocole rachète et brûle des RBT pour soutenir leur valeur.

L’objectif est d’assurer une croissance progressive de la trésorerie et de la liquidité du protocole, gouverné par les détenteurs du token HVN, dont l’ICO a été annoncée.

Point notable : le fondateur de Blackhaven est également à l’origine d’Olympus DAO. Par le passé, Olympus a marqué l’histoire de la DeFi par son modèle innovant de trésorerie, mais a souffert d’une dépendance excessive à l’inflation. Dans les faits, Blackhaven reprend les mécanismes qui ont démontré leur efficacité, tout en cherchant à corriger les déséquilibres observés lors des cycles précédents.

Si l’on devait simplifier, Blackhaven peut être perçu comme une forme de “Strategy on-chain“, plus complexe, décentralisée, et dotée d’une trésorerie activement déployée pour générer du rendement.

Supernova

Supernova ambitionne de créer le premier marché de taux basé sur un carnet d'ordres (CLOB) en DeFi, un maillon essentiel pour l’adoption institutionnelle.

Le problème est simple : de nombreux acteurs, en particulier institutionnels, privilégient des taux fixes afin de disposer d’une visibilité claire sur leurs rendements ou leurs coûts d’emprunt. Or, sur des protocoles tels qu’Aave ou Morpho, les taux sont par nature variables.

Dans ce contexte, Supernova introduit donc un marché permettant de négocier cette exposition aux taux. D’un côté, des traders peuvent spéculer sur leur évolution. De l’autre, prêteurs et emprunteurs peuvent couvrir leur position afin de recréer l’équivalent d’un taux fixe.

Prenons deux exemples :

  • Un prêteur dépose 10 000 USDC sur Aave à 4 % annuel. Supernova reconnaît la position et lui permet de la vendre (short) sur le marché des taux. Il peut ainsi verrouiller un rendement proche de 4 %, même si le taux variable évolue par la suite.
  • À l’inverse, un emprunteur contracte un prêt de 10 000 USDC sur Morpho à 2 %. Supernova lui permet d’acheter cette exposition afin de figer son coût d’emprunt.

À la différence de Pendle, qui repose sur la tokenisation du rendement avec des dates d'échéance, Supernova utilise la vitesse de MegaETH pour proposer un véritable carnet d'ordres. Cela permet une gestion beaucoup plus flexible, sans les contraintes de liquidité fragmentée par des dates d'expiration.


Les projets MegaMafia encore en phase de pré-développement

D’autres applications de la Megamafia sont également très attendues, même si les informations disponibles à leur égard restent encore limitées à ce stade.

Blitzo

Selon les éléments disponibles à l’heure de la rédaction de ces lignes, Blitzo serait une application mobile de paiement visant à rendre chaque transaction virale, tokenisable et monétisable.

Le concept semble se situer à la croisée de Stripe et de Pump.fun, avec une dimension sociale et spéculative intégrée directement dans l’acte de paiement. L’exécution concrète reste à préciser, mais l’ambition est de transformer le paiement en primitive programmable et potentiellement financière.

Dorado

Dorado Games ambitionne de créer un casino entièrement trustless, reposant sur des positions de liquidité et des mécanismes de théorie des jeux vérifiables on-chain.

L’objectif est d’éliminer toute dépendance à un intermédiaire. Les règles, les probabilités et la gestion des fonds seraient directement inscrites et auditées sur la blockchain.

Ubitel

Ubitel propose un modèle original : offrir une connexion internet accessible mondialement en échange de calculs vérifiables, sécurisés par la technologie TEE (Trusted Execution Environment) du téléphone.

Le principe repose sur l’utilisation de la puissance de calcul du mobile, avec des preuves exécutées dans un environnement sécurisé afin de garantir l’intégrité du processus.

Un tel modèle nécessite une infrastructure capable de traiter un volume élevé d’interactions en temps réel, ce qui explique son ancrage sur MegaETH.

Hunch

Hunch revisite le marché prédictif popularisé par Polymarket sur mobile, en l’orientant vers une expérience plus rapide, plus sociale et plus engageante.

L’application mise sur un mécanisme de résolution accélérée, avec des cycles plus courts, afin d’offrir une dynamique plus soutenue que les formats traditionnels.

Telis

Telis est un bridge qui affirme pouvoir rémunérer les utilisateurs pour transférer leurs fonds d’une blockchain à une autre.

Le modèle repose sur l’utilisation de WorldMarket, que nous avons présenté précédemment, pour générer du rendement via les taux de funding ou des stratégies d’arbitrage. Les flux liés au bridge sont exploités pour capter ces opportunités, puis une partie de la valeur générée est redistribuée à l’utilisateur final.

Telis avait déjà tenté d’implémenter ce modèle sur Hyperliquid. Mais malgré des performances encourageantes, l’infrastructure ne permettait pas de le faire fonctionner à grande échelle. À ce stade, seul MegaETH semble offrir le niveau de performance nécessaire.


L’écosystème MegaETH hors de MegaMafia

Même si la Megamafia concentre une part importante des projets innovants, certains protocoles en dehors de ce cercle méritent également de l’attention.

Ils profitent pour la plupart d’une visibilité réduite, car ils ne bénéficient pas du soutien direct de la fondation. Mais ils proposent par conséquent une asymétrie de potentiel : étant moins visibles, ils sont souvent sous-estimés par une grande partie de la communauté.

Lora

Lora propose un produit proche des options, permettant de s’exposer à la hausse d’un actif sans risque de liquidation, contrairement aux contrats perpétuels.

Le fonctionnement de Lora est simple : des fournisseurs de liquidité déposent des actifs (par exemple de l’ETH) dans un vault. Les utilisateurs peuvent ensuite acheter une exposition en payant des frais continus tant que la position reste ouverte.

  • Pour le fournisseur de liquidité, le capital est immobilisé et rémunéré par les frais. Si le prix monte, il reverse une partie de la performance. Si le prix baisse, il ne paie rien. Son revenu provient des frais continus, qui compensent le risque pris.
  • Pour l’utilisateur, il est possible d’obtenir une exposition avec effet de levier en mobilisant peu de capital, sans risque de liquidation, tant que les frais sont réglés, et ce quelle que soit la volatilité. In fine, sa position se ferme uniquement s’il le décide ou s’il ne peut plus assumer le coût.

Ce mécanisme peut aussi servir de couverture. Par exemple, un utilisateur qui dépose du BTC dans un protocole de lending pour emprunter de l’ETH pourrait utiliser Lora pour compenser les frais ou couvrir les intérêts.

Lora s’adresse aux investisseurs disposant de peu de capital ou peu à l’aise avec les produits dérivés complexes. En résumé, le produit combine la simplicité d’une exposition spot avec certains avantages du levier, sans le risque brutal de liquidation.

Tulpea

Tulpea s’attaque à un problème récurrent en DeFi : l’absence de sous-collatéralisation. Aujourd’hui, la majorité des prêts on-chain exigent un excès de garantie, ce qui limite fortement l’efficacité du capital.

Ce modèle protège le système, mais il bride l’efficacité du capital et exclut mécaniquement une large partie des emprunteurs potentiels. Tulpea tente d’introduire une logique différente en s’appuyant sur l’immobilier tokenisé.

Le fonctionnement repose sur une architecture à deux niveaux :

Les emprunteurs apportent entre 20 % et 30 % du capital nécessaire à l’acquisition d’un bien. En contrepartie, ils reçoivent des REBT (pour Real Estate Backed Tokens) qui représentent leur part économique dans l’actif.

Une portion significative de ces tokens est soumise à une période d’acquisition progressive : ils sont débloqués à mesure que la dette est remboursée et que les loyers sont perçus. Parallèlement, ces REBT pourront également être utilisés comme collatéral au sein d’autres protocoles DeFi.

En face, les prêteurs financent le solde restant via l’achat d’ABDT, des “Asset Backed Debt Tokens” correspondant à la dette tokenisée. Ces titres sont structurés en différentes tranches de risque, chacune associée à un profil rendement / exposition distinct.

Dans un premier temps, la sélection des biens et l’émission des crédits seront opérées par Tulpea Core. L’objectif affiché est toutefois une transition progressive vers une gouvernance décentralisée via une DAO.

En substance, Tulpea recrée une architecture bancaire complète, mais native à la blockchain : mise en relation structurée entre prêteurs et emprunteurs, adossée à des actifs réels tokenisés et orchestrée par des mécanismes programmables décentralisés.


Un zoom sur Bad Bunnz

BadBunnz s’est imposée comme la collection NFT emblématique de MegaETH, que ce soit par son empreinte graphique ou par sa forte verticale communautaire. Cette traction n’est néanmoins pas restée cantonnée au segment des NFT : l’équipe du projet a su capitaliser sur cette base communautaire pour développer trois applications, chacune avec une ambition propre.

L’approche de Bad Bunnz est intéressante : plutôt que de dépendre d’un financement externe, l’écosystème BadBunnz s’appuie sur sa communauté et sur sa marque pour construire une intégration verticale progressive.

Prism

Prism constitue la pièce centrale de l’écosystème Bad Bunnz, avec l’ambition explicite de devenir la super-app de MegaETH.

Depuis une interface unique, les utilisateurs peuvent accéder aux marchés perpétuels via WorldMarket, exploiter des opportunités DeFi via Avon et son MegaVault, réaliser des swaps (cross-chain ou non), trader sur un Launchpad et interagir avec des marchés prédictifs grâce à la première intégration directe de Polymarket au sein de MegaETH.

En pratique, l’intérêt stratégique de Prism réside effectivement dans la consolidation de ces différents outils. Là où la DeFi impose traditionnellement une navigation fragmentée entre protocoles, Prism cherche à agréger plusieurs briques au sein d’un environnement unifié.

BunnzPaw

Les informations disponibles sur ce protocole restent limitées, mais BunnzPaw semble cibler le segment du gacha et des cartes à collectionner tokenisées on-chain.

Le projet mettrait l’accent sur des mécaniques de jeu engageantes, avec une forte dimension communautaire et sociale.

Faster

Faster est le launchpad développé par BadBunnz. Il est directement accessible depuis Prism, ce qui renforce la cohérence de l’écosystème et renforce sa présence au sein de MegaETH.

En pratique, Faster repose sur un système de bonding curve, où les paiements sont exclusivement réalisés en ETH avec une protection intégrée contre le slippage.

Une fois la phase de bonding finalisée, le token est automatiquement listé sur Prism avec des pools destinées à stimuler la liquidité et l’activité. Parallèlement, créateurs et traders peuvent y accumuler des Points Prism via leur activité.

Nous avons eu l’opportunité de discuter avec l’équipe de Bad Bunnz afin d’obtenir leur avis sur le lancement de MegaETH, les défis à venir pour le Layer 2 et, bien sûr, pour en savoir plus sur le futur du projet.

Pourquoi avoir choisi MegaETH pour vous développer ?

Concrètement, nous avons suivi tous les lancements de nouvelles blockchains ces deux dernières années. Nous sommes devenus des experts dans ce domaine, ce qui nous a permis d’évaluer facilement les facteurs qui participaient ou non à la réussite d’un projet, des tokenomics aux levées de fonds en passant par la communication, et ainsi de suite.

À cet effet, il nous a semblé voir de nombreux green flags du côté de MegaETH, notamment via son équipe clairement compétente. Tout cela indiquait un environnement sain pour développer notre projet.

Le lancement de MegaETH a suscité des attentes colossales, notamment lors des ICO, mais le succès opérationnel semble pour l'instant plus nuancé. Comment analysez-vous ce décalage entre la ferveur initiale des investisseurs et l'activité actuelle du réseau ? Est-ce, selon vous, une simple phase de "croissance organique" nécessaire ?

Selon nous, il y a plusieurs raisons qui expliquent ce constat. Si l’on remonte un peu en arrière, la public de sale de novembre s’est réalisée dans un contexte de BTC à plus de 100 000 dollars (et d’un token MEGA à plus de 5 Md$ de capitalisation FDV en pré-market), ce qui contraste nettement avec l’état actuel du marché.

En parallèle, le lancement du mainnet a objectivement comporté plusieurs erreurs : l’absence de bridge 1:1 avec l’USDm (alors que c’est la plaque tournante de l’écosystème) qui a entraîné de très importants slippages pour les individus qui souhaitaient bridge de gros montants, ou encore le refund du pré-bridge à cause d’un souci de communication, et ce alors que 500 M$ avaient été déposés en un temps record.

Tous ces facteurs font, qu’au final, le lancement de MegaETH a eu lieu avec très peu de liquidités à déverser dans son écosystème. Néanmoins, cela a le mérite de conduire à une croissance organique, sans deals opaques avec des VC pour déverser des centaines de millions de dollars sur le réseau, ce qui a généralement pour effet de créer une “fake hype” à court terme. Ce n’est pas le cas ici, et cela nous semble être un très bon point.

De nombreuses applications sur MegaETH sont encore au stade exploratoire. Quelle est votre vision du développement de l'écosystème à moyen terme ? Prism s'imposant comme la "Super App" du Layer 2, avez-vous déjà des pistes concrètes pour y intégrer les Bad Bunnz et créer des synergies avec d'autres dApps ?

Effectivement, le fait que de grosses dApps n’aient pas été lancées en même temps que le mainnet ou peu de temps après fait partie des problèmes à considérer actuellement, et Euphoria en est un bon exemple. Cependant, nous pensons que l’écosystème de MegaETH devrait devenir plus intéressant dans les semaines et les mois à venir.

Concernant Prism, le but est en effet de regrouper les narratives et apps innovantes derrière une même vitrine tout en gardant une synergie cohérente. À ce titre, nous sommes justement la première application décentralisée de l’écosystème à intégrer Polymarket de façon NATIVE. En pratique, les utilisateurs pourront parier sur Polymarket avec n’importe quel token depuis MegaETH, ce qui se traduit par une véritable avancée technique au service de l’UX de l’utilisateur.

Il est aussi prévu que nous intégrons des perps, du lending et bien d’autres choses. Pour résumer, le but est de pouvoir tout faire depuis Prism avec une UX top tier.

Enfin, quant à la synergie de notre offre avec les NFT Bad Bunnz, c’est une évidence. Nous avons d’ores et déjà annoncé des boost de points pour les holders et d’autres surprises sont à venir !

Si le lancement de MegaETH favorise une entraide globale, le long terme imposera de se différencier. Quelle est votre stratégie pour que Bad Bunnz ne soit pas seulement un projet parmi d'autres, mais une alternative forte face à la dynamique imposée par les dApps soutenues par MegaMafia ?

En réalité, Bad Bunnz est déjà un projet différent sur de nombreux points. Nous n’avons pas connaissance d’un quelconque projet de NFT ayant développé plusieurs dApps simultanément comme nous pouvons le faire.

À l’exception de quelques collections, la plupart des projets de NFT développés sur MegaETH sont dirigés vers l’art, ce qui, selon nous, n’est plus suffisant en 2026. Actuellement, nous avons le plus important mindshare de MegaETH avec Prism et Bad Bunnz, que ce soit en crypto ou ailleurs. En réalité, tout est question de distribution, ce qui est objectivement notre point fort. Et ce, en plus de capacités techniques importantes et d’une compréhension du marché et des narratives bien au-delà de ce qui peut être observé dans la moyenne.

Alors que le marché des NFT traverse une période de désintérêt global, Bad Bunnz parvient à maintenir une certaine traction. Pensez-vous que ce succès repose sur une véritable fibre communautaire propre à MegaETH, ou s'agit-il principalement d'une stratégie d'exposition des investisseurs dans l'espoir d'un futur airdrop de l'écosystème ?

Comme nous le disions précédemment, nous pensons que les gens ont compris que Bad Bunnz va bien au-delà d’une simple collection de NFT : c’est aussi une façon de parier sur une team de builders qui développe plusieurs applications, notamment Prism.

Malgré tout, et c’est un point très important pour nous, notre collection de NFT demeure le point central de l’écosystème Bad Bunnz, à la manière de Pudgy, un projet pour lequel la collection de NFT initiale a su rester au centre son offre en dépit des nombreux projets annexes développés par la suite.


Conclusion

MegaETH présente une densité d’expérimentations rarement observée à un stade aussi précoce. Paiement programmable, marchés prédictifs dynamiques, lending basé sur des carnets d’ordres, stablecoins adaptatifs, immobilier tokenisé : chaque vertical est abordée avec une tentative de différenciation réelle plutôt qu’une simple réplication d’innombrables modèles existants.

Le positionnement du projet est également notable sur le plan économique. À rebours des stratégies centrées sur les allocations massives aux fonds et les airdrops dilutifs, seuls 2,5 % de l’offre totale du token MEGA sont réservés aux utilisateurs du mainnet. L’objectif est clair : donner plus de place aux utilisateurs qu’aux investisseurs institutionnels.

Dans ce contexte, comprendre en profondeur les applications de l’écosystème constitue une étape nécessaire pour identifier les briques susceptibles de structurer durablement MegaETH et pour se positionner avec discernement sur d’éventuels airdrops.

Articles connexes

  • Alpha Récap #24 : Situation autour d’Aave, TGE de MegaETH et buybacks de Derive

    24 avril 2026
    AaveDerive
  • Hack de KelpDAO : Tout ce qu’il faut savoir sur ce désastre à 292 millions de dollars

    22 avril 2026
    Aave
  • Alpha Récap #23 : Circle lance son bridge, opportunités sur Saturn et point sur le token RAVE

    17 avril 2026
    USDCRaveDAO
  • Yield Farming : 10% APY via le “Liquidation Yield” du BOLD de Liquity V2

    17 avril 2026
    BOLD
JoestarJJoestar
Cap Money : une couche de yield pour les stablecoins sur MegaETH
Cap Money : une couche de yield pour les stablecoins sur MegaETH

Cap est un protocole construit sur MegaETH et proposant le cUSD, un dollar synthétique adossé à un panier de stablecoins, et le stcUSD, sa version stakée offrant du rendement. La proposition de valeur de Cap est de séparer le yield du risque grâce à une infrastructure reposant sur des opérateurs (yield managers) et des restakers (risk managers). Dans cette 2e édition d'Early Bird, découvrez Cap, son fonctionnement, sa thèse, notre stratégie de farming et notre avis.